Sous l’Ancien Régime, le moulin relevait du droit banal : les villageois devaient utiliser contre redevance cet équipement dont la propriété était un privilège des nobles et du clergé. Les moulins étaient généralement loués à fermage à des exploitants (les meuniers). A la veille de la Révolution, beaucoup appartiennent à la bourgeoisie.
Le plus souvent à eau, parfois à manège (actionné par un animal ou par un homme), les moulins servaient aussi bien à la fabrication de la farine, de l’huile ou de la moutarde que du papier, du tan (les moulins-battoirs) ou du feutre (les foulons), et nombreuses étaient les scieries ou les forges utilisant l’énergie hydraulique.
L’exploitation des moulins à eau était source de nombreux litiges liés à l’utilisation des ressources en eau ou aux pollutions engendrées. Ces constructions de taille importante sont souvent transformées en habitation privée et beaucoup ont perdu leur roue à aubes (pales plates) ou à augets, sorte de godets dans lequel tombait l’eau d’une chute.
Conseil Général 2009 © Marie-Laure GRUNENWALD