Au 19e siècle, avec les progrès en matière d’hygiène, apparaît le lavoir, seul endroit où les femmes se retrouvaient entre elles. Il occupait une place importante dans la vie du village, la situation sociale des utilisatrices y apparaissant au grand jour par la qualité et l’état du linge et par le fait que seuls les notables employant des domestiques ou des lavandières n’allaient pas au lavoir. D’où l’expression : « Laver son linge sale en famille ».
La lessive prenait plusieurs jours et était faite 2 à 5 fois par an, aux époques où il y avait peu de travaux aux champs. Le linge à blanchir était mis à tremper à la maison puis disposé dans une cuve en bois ou en pierre. Alterné avec des sacs de cendre et des plantes lessivielles telle la saponaire, il était ensuite arrosé d’eau chaude que l’on récupérait, réchauffait et reversait. Cette opération nommée coulage durait une journée avant l’invention de la lessiveuse au début du XXe siècle.
Voir aussi : lavoir
Conseil Général 2009 © Marie-Laure GRUNENWALD