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La Côte et les Arrières-Côtes

Vignoble de Meursault
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Caractéristiques géomorphologiques

Haut lieu de la Côte d’Or, la côte calcaire constitue un élément structurant du paysage départemental. Ce relief calcaire marque la transition entre les dépressions péri-morvandelles et la plaine de Saône. Il se prolonge au Nord par le plateau châtillonais.
La côte calcaire forme un relief abrupt entaillé de nombreuses vallées sèches. En retrait des falaises s’étale progressivement l’arrière côte (de 300 à 500 m d’altitude). Cette structure en gradin s’estompe rapidement pour laisser la place à la Montagne d’Arrière Côte qui constitue un relief plus haut (de 500 à 640 m d’altitude) mais aussi plus doux.
Ce calcaire, valorisé pour la construction et fort en réputation (Comblanchien), accueille l’eau sur ses hauteurs et la laisse pénétrer à la faveur des Karst. Son parcours nous devient alors obscur jusqu’à sa résurgence en pied de falaise. Ces cours d’eau naissant s’épancheront bientôt dans le Val de Saône.
En pied de falaise, depuis des siècles, la dégradation de la roche calcaire a permis l’invention et l’élevage de grands crus qui font aujourd’hui encore la réputation de ce territoire.


Types de milieux

A l’inverse des autres territoires de Côte d’Or dont l’identité paysagère apparaît en mosaïque, la Côte et l’arrière Côte montrent une structuration très linéaire des milieux naturels.
Ainsi en faisant face à ce relief depuis la plaine de Saône, on verra progressivement se détacher plusieurs éléments distincts.
Les vignes, ponctuées de murets, marquent le premier plan de ce paysage et s’étalent de Marsannay-la-Côte jusqu’à la limite sud du département.
Falaises, éboulis rocheux et forêts de pente marque une limite nette dans le paysage. Selon l’exposition, ces milieux sont le siège d’une diversité naturelle toute particulière liée principalement aux conditions géologiques.
Par endroit, ce gradin calcaire est entaillé de combes façonnées par l’érosion et largement colonisées par la forêt. Au gré de l’adret (versant exposé au sud) et de l’ubac (versant exposé au nord), ces petites vallées accueillent une flore et une faune souvent patrimoniales au point d’avoir justifié la reconnaissance d’une Réserve Naturelle Nationale à Gevrey-Chambertin.
Au sommet de ce premier gradin calcaire apparaissent les pelouses calcaires, autrement appelées friches. Anciennement entretenues par les troupeaux communaux, ces « prairies » sèches se sont installées sur des sols pauvres soumis à des conditions hydriques sévères. Ainsi, il n’est pas rare de voir ces pelouses jaunirent dès les prémisses de l’été.
Elles n’ont aujourd’hui de valeur que celle de la biodiversité qu’elle abrite et de l’identité qu’elle donne à ce paysage si particulier. Leur conservation est devenue un enjeu de première importance.
Plus loin, le sol redevient plus épais, la forêt, principalement feuillue, et l’agriculture reprennent alors possession du paysage. Nous sommes dans l’Arrière-Côte.


© Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons