Circuit itinérant

Localisation

Villers-la-Faye

départ : Place de la mairie

Niveau de difficulté

Soutenu

Durée

3 à 5 jours (total)

Longueur

87 (total) km
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Vous voilà partis à la conquête de Santenay. Sur le chemin, de nombreuses curiosités s’offrent à vous, comme les Hospices de Beaune, le Château de Meursault ou les vignes à perte de vue… Vous reviendront en tête des images de la Grande Vadrouille, lorsque vous vous promènerez sur les routes qui sillonnent le sud de la Côte-d’Or, entourées de vignes et de prairies verdoyantes. Le temps de quelques visites de caves à Pommard ou Chassagne-Montrachet que vous voilà déjà arrivés à Santenay, ville d’eaux au pays du vin. Et pourquoi ne pas finir votre délicieuse randonnée par une virée au casino pour tenter votre chance ?

 

France Bleu Bourgogne et Denis Brogniart sur la Route des grands crus de Bourgogne

 

Et si on faisait la
route des Grands Crus à pied ?

Le jurassique
et la route des Grands Crus

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

A Villers-la-Faye, traverser la place de la mairie et prendre la rue de l'ancienne cure. Traverser la D115 et suivre en face la rue du château.

Tourner ensuite à gauche 27. Traverser une zone de cultures sans support de balisage (marques au sol). Dans le bas, tourner à droite puis monter à gauche. Entrer dans Magny-lès-Villers. Descendre à droite la rue des Pierres.

Traverser la place du Creux et emprunter tout droit la rue du Lavoir. Contourner le terrain de sport par la droite. Dès l'entrée dans le bois, monter la coupe à droite (glissante par temps humide surtout en sens inverse).

Au-dessus, prendre à gauche. En débouchant sur les vignes hautes (Hautes-Côtes de Beaune) continuer presque tout droit. Entrer à gauche dans le Bois de Corton 28 puis continuer à flanc dans les Grands Crus rouges 29. Après la cabotte, continuer à flanc sur la droite dans les Grands Crus blancs 30. Passer devant la Croix Charlemagne. Pernand-Vergelesses se découvre.

En arrivant sur le chemin goudronné, prendre à droite. Au cimetière, tourner à gauche. A l'église 31, descendre à gauche et à 25 m encore à gauche. Au transformateur, tourner à gauche et longer le grand mur de pierre sèche.

Prendre à gauche des bassins de décantation et continuer au pied des Corton Charlemagne. En arrivant sur la route, aller à gauche, à 150 m à droite sur un chemin de vignes, puis à droite sur un chemin terreux. Traverser la D18 (attention), prendre à gauche l'accotement, tourner à droite puis à gauche (Ile des Vergelesses, Premiers Crus rouges).

Au croisement suivant, prendre à droite en direction du clocher de Savigny-lès Beaune. Continuer tout droit.

En arrivant à Savigny-lès-Beaune, traverser la route et prendre en face la rue Pejot. Contourner l'église 32 par la droite. Prendre la rue Boulanger et Vallée. Traverser la place Fornier (balisage en général détérioré) et contourner le château 33 par la droite (rue Guy de Vaulchier)(D5).

A l'embranchement tourner à gauche (vue sur le château) et monter plus loin le chemin des carrières. Passer sous l'autoroute et continuer tout droit.

A 600 m à l'embranchement, monter à gauche la ligne de coupe dans le bois. Au dessus prendre à gauche le chemin empierré contournant le Mont Battois qui entre ensuite dans un petit bois de pins puis passe à l'aplomb de l'autoroute A6 près d'une antenne.

Le chemin empierré monte ensuite en direction des vignes. Aller en direction d'un bâtiment récent 34 puis continuer tout droit. Dans le bois, prendre à gauche puis, à 100 m, à droite. Descendre ensuite le Chemin du Pressoir puis remonter la route goudronnée et prendre à 200 m à gauche le chemin du dessus des Bressandes dominant le vignoble de Beaune.

Monter ensuite à droite afin de rejoindre la Vierge 35. S'engager ensuite à gauche dans les broussailles. Traverser la rue et prendre en face à gauche du pin le chemin de terre.

A la route goudronnée, prendre à droite puis à 10m à gauche la rue Charles Monnot. Après les maisons, découvertes de Beaune et des Premiers Crus Beaunois 36. Descendre en direction du Parc de la Bouzaise 37. Si l'heure n'est pas trop tardive emprunter le portillon latéral afin de traverser le parc, sinon le contourner par la gauche.

Suivre la véloroute en direction de Santenay sur 800 m. Après le premier virage à gauche dans les vignes, quitter la véloroute et monter à droite 38  en passant ensuite devant une cabotte ronde.

Prendre à droite un chemin goudronné remontant le vallon de Lulune 39. 150 m après la source, prendre à gauche le GR 76 (balisage rouge et blanc sur plus de 20 km).
Traverser les Chaumes de Pommard par les friches et les taillis puis, descendre par une petite route au milieu des vignes.

Traverser Pommard 40 puis remonter sur le plateau, toujours au milieu du vignoble 41. Traverser le plateau de Volnay en partie à travers une pinède. Longer le rebord du plateau 42, tourner à droite en arrivant vers le bois de pins puis tourner à gauche.

Descendre un chemin empierré, traverser la D23 et remonter en face sur le plateau partiellement cultivé sur 1 km environ. Tourner à gauche afin de traverser les cultures puis longer les vignes et descendre au village d'Auxey Duresses. Contourner l'église 43 par la gauche et prendre un sentier entre 2 murs, traverser la rivière, tourner à droite puis à gauche et monter dans les vignes (D6).

A l'entrée du bois, s'engager à gauche sur un sentier peu visible qui devient ensuite très raide afin de traverser une pinède jusqu'au plateau. Arrivé sur un large chemin, prendre à gauche puis au carrefour 44, prendre à droite un large chemin sur près de 2 km afin de traverser le Châtelet de Montmeillan.

S'engager ensuite à gauche sur un sentier étroit en forêt puis à travers des  buis sur près de 1,5 km, en bordure de plateau. Arrivé à un promontoire, la Roche Dumay 45, en dehors des jours de chasse au bois, continuer vers le Nord le sentier sur le plateau qui descend ensuite dans une petite combe et gagne le hameau de Gamay.

Les jours de chasse au bois, descendre vers le Sud le sentier un peu raide, variante balisée également en rouge et blanc. Arrivé sur la petite route, la prendre à droite et descendre au hameau de Gamay.

Contourner le château 46 par la gauche puis, par une petite route, gagner St-Aubin.

150 m avant l'église 47 monter à gauche, traverser la RD 906 (faire très attention) et monter sur le plateau. A la croix de Vollon, prendre le chemin de gauche afin de gagner le bois de Chassagne.

Après 1,2 km environ dans ce bois, prendre à gauche un sentier assez étroit descendant sur Chassagne-Montrachet après 2 lacets à la sortie du bois.

Longer par la droite la D113a puis prendre à gauche en direction du hameau de Morgeot 48 puis près d'une mare, quitter le GR et prendre à droite un chemin herbeux dans les vignes.

En arrivant sur la D113a, prendre à droite sur 150 m puis au terre-plein prendre à gauche le chemin empierré entre les vignes en direction du moulin à vent 49.

Passer au pied de celui-ci 50 et continuer en direction de Santenay. Traverser la véloroute et descendre vers Santenay. Au carrefour prendre la direction de Remigny puis la place de la gare (D7) 51.

 

Côté patrimoine

De la vigne à perte de vue sur cette Côte de Beaune, étirée entre les grands crus du Corton, au nord, et ceux du Montrachet, au sud. De la vigne comme une étendue tranquille ondulant souplement au gré d’un relief qui paraît sans surprise et s’offre volontiers à une longue randonnée… Et pourtant, les surprises sont multiples… et intimes ! Elles relèvent d’une incroyable mosaïque de sols créée par les grands soulèvements qui ont modelé cette région, il y a trente millions d’années. Une mosaïque dont la variété et la richesse s’expriment en « climats », ces terroirs si particuliers à la Côte. Ici, de fait, la vigne puise sa subtilité dans la pierre tout en le disputant à la pierre !

- La pierre fragmentée, celle des pentes caillouteuses patiemment nettoyées depuis des siècles par les vignerons qui la regroupent en tas, ces « meurgers » dont les masses sombres émergent çà et là au-dessus des rangs. Elle sert à élever ces murets de pierres sèches qui délimitent parcelles, clos et "climats". Elle permet de bâtir de très nombreux abris, ces « cabottes » ou autres « cabioles » de plus en plus souvent restaurées et mises en valeur aujourd’hui. La pierre de taille de grande qualité, celle détachée en blocs volumineux du flanc du coteau. Elle a servi, sur la Côte et ailleurs, à édifier de nombreux monuments et contribue à l’ambiance particulière de chaque village. Les carrières de Chassagne-Montrachet, au sud, et les imposantes carrières de Comblanchien à l’extrémité de la Côte de Nuits, plus au nord, perpétuent cette exploitation en marquant fortement le paysage de leur présence. 

- La pierre omniprésente à côté de la vigne, celle dont la toponymie se fait conteuse. Ainsi, les très nombreux « Cras » ou « Crais » rappellent la nature pierreuse du terrain, comme l’expriment aussi les quelques « chaillots » et « grèves ». Plus évidents encore et tout aussi nombreux, les « perrières » identifient tous ces lieux où l’on extrayait la pierre, parfois couverts de vigne aujourd’hui. Et même les « clous », également répandus, sont de la partie en désignant les parcelles fermées de murs ou les lieux proches de ces fameux « clos » qui donnent au vignoble bourguignon son aspect si caractéristique.

Au long d’un parcours aussi « minéral », un aspect encore renforcé par tout le patrimoine bâti des villages rencontrés, il est pourtant une touche de couleurs qui attire les regards : ce sont ces toitures multicolores, disséminées çà et là sur ce vaste tapis végétal aux couleurs de saison. Elles ne sont pas antérieures au milieu du 19e siècle mais profitent de la mode d’alors pour renouer avec un usage très suivi entre le 15e et le 18e siècle. Dès 1870, des tuiles vernissées couvrent le toit de l’ancien donjon de Meursault aménagé en hôtel de ville. Au début du 20e siècle, l’hôtel-Dieu de Beaune restauré reçoit une toiture aux losanges colorés inspirée des origines du 15e siècle et popularise une certaine « identité » bourguignonne. Formes et couleurs variées s’aperçoivent ainsi sur de nombreuses toitures comme celles du Château Corton-André à Aloxe-Corton ou celles des églises de Pernand-Vergelesses et de Monthélie… Rarement isolée, de telles toitures s’expriment au milieu de villages si intimement liés aux vignes que parfois leur nom s’enrichit de celui de leurs plus prestigieux cépages : Aloxe-Corton, Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet, Auxey-Duresses… 

Dans ce pays de vigne qu’on croirait plutôt sec, l’eau reste étonnamment présente. Une présence à la fois discrète et remarquable, bien caractéristique des pays calcaires : au drainage important en surface qui favorise la vigne répond le jaillissement soudain de l’eau des profondeurs dans des sources, dont l’importance est fréquemment soulignée par des aménagements anciens, ou dans des résurgences, comme celle de la Bouzaize à Beaune. Des vertus bénéfiques leur ont valu parfois d’être associées à quelque divinité - à Beaune, Belenos, dieu de l’eau des Gaulois dont le nom a engendré celui de la ville -, voire d’acquérir une certaine renommée comme Santenay-« les-Bains » qui fut une station thermale réputée au milieu de ce pays vinicole ! Santenay encore offre la curiosité d’un moulin à vent sur la pente de la Côte !

Dressant sa fière silhouette élevée vers 1830 et récemment restaurée, le moulin Sorine, semble vouloir rappeler que tous les moulins n’utilisent pas la seule force motrice de l’eau et invite les usagers du chemin à se rafraîchir un instant au battement de ses ailes. Il n’est d’ailleurs pas le seul élément de patrimoine à proposer une halte pour écouter son histoire sur un si long circuit. Ainsi, à Aloxe-Corton, un repos à l’ombre de la croix Charlemagne emporte dans la légende de Berthe, épouse spoliée de Pépin le Bref, recueillie par des gens de Corton avant de retrouver la royale couche pour donner naissance à Charlemagne, futur acquéreur d’une vigne à Corton cédée par la suite, en 775, au prieuré de Saulieu et origine du fameux Corton-Charlemagne. À Pernand-Vergelesses, où il vécut les dernières années de sa vie, une maison garde le souvenir de Jacques Copeau (1879-1949), réformateur du théâtre français, fondateur de la Nouvelle revue française (NRF) (1908) et du théâtre du Vieux Colombier à Paris (1913), créateur de la troupe décentralisée des « Copiaus » (1924) qui tourna en Bourgogne. À Savigny-lès-Beaune, la voûte de l’église expose toujours aussi fièrement des anges, portant les instruments de la Passion, « jumeaux » de ceux du célèbre triptyque du Jugement dernier de l’hôtel-Dieu de Beaune. C’est encore à Pommard que se trouve la fontaine « à l’artichaut », construite en 1806, surmontée en fait d’une pomme de pin selon la mode de l’époque mais qui, ici et par sa forme particulière, pourrait être considéré comme un hommage à Pomone, divinité romaine des fruits et jardins, dont le nom s’entend dans celui du village !... Mais ce ne sont là qu’exemples parmi d’autres d’un circuit trop riche pour tout dévoiler en quelques mots alors qu’il invite à une découverte toujours renouvelée.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Dans cette seconde partie, une fois dépassé Nuits–Saint-Georges, le sentier des Grands Crus chemine plus haut sur la côte. La vigne cède sa place aux forêts densément peuplées de pins noirs d’Autriche et aux pelouses sèches. Ces paysages sont hérités de pratiques agricoles abandonnées et dans ces espaces, la forêt progresse.

Certaines classes (*1) du règne animal trouvent ici des lieux de vie propices à leur développement.
 
C’est le cas des insectes et plus particulièrement l’ordre des lépidoptères : les papillons. Deux espèces qui vivent sur la Côte sont assez remarquables. Il s’agit du Moro Sphinx et d’un autre plus connu par les méfaits de sa chenille : la Chenille processionnaire.
 
Le Moro Sphinx est très particulier : classé parmi les papillons nocturnes, il vit le jour ; il dispose de petites ailes mais c’est un papillon migrateur. Enfin il n’est pas le plus coloré mais c’est certainement le plus doué en vol. 
 
Parfois confondu à tort avec un bourdon ou un petit colibri, le Moro Sphinx dispose d’antennes fort épaissies à leurs extrémités, d’un gros abdomen duveteux et de petites ailes qui se replient sur son dos au repos. En cela il possède les caractéristiques des papillons nocturnes.
 
Certains papillons comme les oiseaux sont aussi de grands migrateurs. Au printemps, depuis le bassin méditerranéen, notre Moro Sphinx choisit les vents qui le porteront jusqu’en Côte-d’Or ou même bien plus loin au besoin. Grâce à cette technique, il se déplace parfois très rapidement et il est capable, si les conditions sont propices, de parcourir jusqu’à 1000 kilomètres en 24 heures.

Enfin, et c’est en cela qu’il est le plus spectaculaire, le Moro Sphinx, grâce à un battement d’aile extrêmement rapide (ce qui prête à la ressemblance avec le colibri), est capable de faire du sur place, des marches arrières et d’autres acrobaties bien impossibles aux autres papillons. Capable de vivre trois ans, il est également très utile à la reproduction des plantes à fleur tout comme les abeilles et les autres insectes polinisateurs. Si vous prenez le temps de regarder les fleurs des pelouses, vous le surprendrez sûrement à butiner de manière presque méthodique chacune des inflorescences (*2). 
 
Un autre lépidoptère bien moins attachant habite ce secteur de la Côte-d’Or. Le nom scientifique de ce dernier est évocateur : il s’agit du traumatocampa pityocampa, communément appelé "Chenille processionnaire du pin". La chenille de ce papillon est ce que l’on appelle un ravageur. En effet, cette espèce est inféodée (vie en présence de) aux pins. Or, depuis 50 ans le pin noir d’Autriche se développe de manière spontanée et progresse dans les forêts de la Côte aux côtés des plantations anthropiques (dues à l’homme). Ainsi, la population de chenille peut croître également. Les indices de sa présence sont très visibles : il s’agit des nids semblables à des pelotes de coton que tissent les chenilles à l’extrémité des branches de pins. Elles sont grandes consommatrices des aiguilles de l’arbre et leur présence ralentit la croissance des pins. Ce n’est pas le seul dégât que peut occasionner l’animal. Pour se protéger des prédateurs, la chenille dispose d’une multitude de poils urticants qui lui recouvrent le dos et sont directement reliés à des glandes à venins. Ces poils peuvent s’avérer gênants pour l’homme et pour les animaux de compagnie.

A la fin de chaque hiver, les chenilles matures descendent des pins pour s’enfouir dans le sol et se transformer en cocon. Lors de ces phases de transhumance, elles se déplacent de manière ordonnée en file indienne et il n’est pas rare de croiser des cordons de chenilles de plusieurs mètres de long. Leur observation est alors facile A noter que cette chenille n’est présente pour l’instant qu’au sud d’une ligne Dijon-Quimper. 
 
(*1)La systématique est la science de la classification des êtres vivants qui se décompose pour le Moro Sphinx comme suit:
Règne : Animal 
Embranchement : Invertébré
Classe : Insecte
Ordre : Lépidoptères
Famille : Sphingides
Genre : Macroglossum
Espèce : Macroglossum stellatarum
Nom commun : Moro sphinx
 
(*2)inflorescences : un ensemble de fleurs diversement groupées
 
Conseil Général © H. DEVALLEZ

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