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Circuit des moines (partie Vin, Divin - linéaire)

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Ambiance
Circuit des moines (partie Vin, Divin)

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Créé à l'occasion des neuf cents ans de l'Abbaye de Cîteaux, ce chemin de 17 km relie deux sites côte-d'oriens majeurs : le château du Clos de Vougeot et l'Abbaye de Cîteaux.
Ce parcours vous fera découvrir les nombreux aménagements hydrauliques et forestiers qui ont modelé la plaine de Saône, ainsi que le lieu de villégiature des pères abbés qui venaient se refaire une santé au château de Gilly.
Dès votre départ, visitez le célèbre château Renaissance du Clos de Vougeot, appartenant à la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Puis partez en direction de l'Abbaye de Cîteaux, sur de petits chemins de campagne assez forestiers. Vous finirez ainsi votre excursion par une visite de l'édifice, maison mère de l'ordre cistercien.
Fiche technique
Vougeot
Circuit non itinérant
Niveau de difficulté : pour randonneurs occasionnels
Balisage jaune et rouge
Durée : 5 à 6h
Longueur du circuit : 17  km
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Carte générale du GRP Cîteaux (partie vin, divin)
Regard sur la nature

Circuit des moines

La Vouge à Gilly-les-Cîteaux
cliquez pour agrandir l'image La Vouge à Gilly-les-Cîteaux

Au départ du chemin, près du château du Clos Vougeot, profitez de la vue. En effet, le chemin qui vous conduira à l’Abbaye de Cîteaux n’offre qu’une fois de telles perspectives sur le « fossé Bressan ».

Cette large plaine est issue d’un bassin d’effondrement d’origine géologique de l’époque de l’oligocène (-38 à -24 millions d’années). Il est dû à un écartement de la croûte terrestre qui a fracturé le sol et permis cet affaissement. Cette fracture découpe la Côte-d’Or en deux entités distinctes : un plateau calcaire relativement haut et saigné de profondes vallées et une plaine alluviale très plane, la plaine de la Saône. Les 18 kilomètres du sentier ne sont d’ailleurs qu’une lente et inexorable descente d’une soixantaine de mètres vers l’abbaye.

Entre ces deux entités différentes, la zone de fracture est recouverte des débris de l’effondrement. On les appelle des colluvions. Ainsi, lors de votre progression jusqu’à la voie SNCF, on peut très nettement discerner la limite des colluvions car les parcelles viticoles dans le secteur de Vougeot reprennent scrupuleusement les limites de cette couche que le géologue a tracé sur sa carte.

Au-delà des vignes, la culture céréalière prend le relais car les sols sont d’une autre nature. Après de nombreux tumultes dans les profondeurs du plateau calcaire, l’eau fait son apparition sous la forme d’une exsurgence (source dont l’eau provient d’un massif profond). C’est ainsi que la Vouge prend naissance à Gilly-les-Cîteaux. Le sentier va ainsi suivre son cours, de près ou de loin, dans le vallon qu’elle a creusé. Des plantes messicoles (qui poussent dans les champs), tels le bleuet et le coquelicot subsistent aux abords des champs et donnent de jolis bouquets de fleurs à la belle saison.

Vue sur les vignes à Vougeot
cliquez pour agrandir l'image Vue sur les vignes à Vougeot
Plantes messicoles
cliquez pour agrandir l'image Plantes messicoles

Enfin pour parvenir au terme de votre périple, vous traverserez les forêts de Cîteaux dont la taille des arbres est remarquable en comparaison de ceux de la Côte. Là aussi, la nature du sol et le peu de relief sont à l’origine du caractère majestueux de cette forêt.

Conseil Général (c) 2009, Hervé DEVALLEZ
 

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Histoire de patrimoine

Circuit des moines

Bibliothèque de l'abbaye de Cîteaux
cliquez pour agrandir l'image Bibliothèque de l'abbaye de Cîteaux

Les bâtiments de Cîteaux peinent à évoquer la splendeur passée de cette abbaye fondatrice d’un ordre monastique qui rayonna à partir du 12e siècle sur tout l’Occident, du Portugal à l’Estonie. Pour autant, l’esprit des moines blancs résonne tout au long de ce circuit. Car ici, comme partout où ils se sont installés, les cisterciens ont aménagé l’espace rural. En témoignent les éléments patrimoniaux qui font l’attrait de cet itinéraire.
 

La Fontaine de Pierre à Villebichot
cliquez pour agrandir l'image La Fontaine de Pierre à Villebichot

Saint-Bernard fut fondé par les moines et nommé en hommage à celui qui, en réaction à l’opulence de l’abbaye de Cluny, énonça l’ascétique règle cistercienne. Au nord de ce village, le circuit coupe la voie romaine qui reliait Langres à Chalon-sur-Saône. Villebichot, à l’est de cette voie, possède une fontaine dont l’aménagement, parfois associé aux légions romaines, est plus vraisemblablement dû aux moines. Sa source couverte et sa mare-abreuvoir pavée, récemment restaurées, offrent au randonneur une agréable pause.

Pour assainir le site marécageux couvert de cistels – ces ajoncs qui donnèrent son nom à l’abbaye-, permettre les cultures et amener l’eau nécessaire à la vie d’une communauté en plein essor, les moines ont creusé étangs et rigoles, utilisant les rivières telle la Vouge que le circuit longe de Gilly-lès-Cîteaux à sa source au-dessus de Vougeot. Ces aménagements furent constamment améliorés afin de gérer au mieux les terres cultivées et les étangs empoissonnés qui, avec l’élevage et l’exploitation forestière, permettaient à l’abbaye de subvenir à ses besoins.

En 1449, Cîteaux acquît à Gilly-lès-Cîteaux la grange de Jacques de Saulx. Cette vaste construction du 13e siècle, récemment restaurée, est un remarquable exemple du système développé par les cisterciens qui divisèrent leurs vastes domaines en petites unités agricoles, les granges, regroupant habitation et bâtiments d’exploitation.

Si le sobre esprit cistercien est omniprésent tout au long du circuit, quelques éléments s’en affranchissent toutefois. Ainsi l’église gothique de Gilly-lès-Cîteaux exprime, par son style et sa dédicace à saint Germain de Paris, l’identité de ces commanditaires : les moines de Saint-Germain-des-Prés, également propriétaires du château du village. En 1300, les cisterciens avaient acheté ce dernier pour y entreposer leur vin, à mi-distance entre l’abbaye et la Côte. Réaménagé à partir de la fin du 16e siècle, le logis du château devint une confortable résidence des abbés dont la crosse frappée du « C » de Cîteaux est gravée sur une borne de propriété toujours dressée sur le chemin qui longe la Vouge.

Quant à la production de vin, elle connut un avenir particulièrement prometteur avec le fameux clos de Vougeot dont le château Renaissance, qui abrite toujours quatre gigantesques pressoirs, mérite une visite à l’arrivée du circuit.
 

Conseil Général © 2009, Benoît OUDET

Clos de Vougeot
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